Septembre, un nouvel élan… et une place pour soi
Comment préserver les moments qui nous ont fait du bien cet été, quand les journées se remplissent à nouveau ?

Photo de Kelly Sikkemasur Unsplash
J’aime septembre.
Après la torpeur de l’été, j’aime sentir revenir l’envie de faire, de créer, de remettre les projets en mouvement. Avec la lumière qui s’adoucit, les jours qui raccourcissent, la rentrée a quelque chose d’un deuxième nouvel an : un nouvel élan.
On regarde les mois qui viennent avec un œil neuf. On redéfinit ses priorités, on se redonne des objectifs, on imagine ce que l’on aimerait faire grandir.
Cet élan me plaît. Il donne envie d’avancer.
Et puis, très vite, l’agenda se remplit. Les projets trouvent leurs créneaux, les obligations reprennent leur place. Et ce que l’été nous avait permis de retrouver devient moins évident à préserver : ce temps pour soi, cette attention à son bien-être, ces moments de calme où l’on pouvait se demander : « De quoi ai-je envie ? De quoi ai-je besoin ? »
L’été nous a peut-être fait remarquer une fatigue que nous n’écoutions plus, retrouver le plaisir de prendre soin de notre corps ou découvrir combien quelques instants sans rien prévoir pouvaient nous faire du bien.
Mais qu’allons-nous faire de ces découvertes maintenant que le rythme s’accélère ?
Parmi toutes nos intentions de rentrée, quelle place avons-nous prévue pour nous-mêmes ?
J’ai envie d’aborder cet automne avec cette question.
J’ai envie de profiter de l’énergie de septembre en emportant avec moi quelque chose de l’été : une habitude, une attention, un petit moment auquel je tiens.
Retrouver ce qui nous a fait du bien cet été
Avant de chercher comment garder les bienfaits de l’été, prenons un instant pour les nommer.
Quel souvenir te revient spontanément ? Un café bu tranquillement le matin ? Une promenade en fin de journée ? Le plaisir d’appliquer un soin avec lenteur et conscience ? Un téléphone oublié pendant quelques heures ?
Derrière ce souvenir, il y a peut-être un besoin auquel tu avais enfin laissé de la place : du calme, de la liberté, du mouvement, de la douceur.

L’été n’a d’ailleurs pas besoin d’avoir été parfait pour nous apprendre quelque chose. Il a pu être chargé, fatigant, loin de ce que nous espérions. Qu’importe. Ce qui nous a manqué mérite aussi d’être écouté.
Dans mon article de juin sur cette invitation à réapprendre à être, je partageais déjà cette envie de retrouver des moments qui nous appartiennent. Septembre nous invite à leur chercher une place dans la vie qui reprend.
Si tu ne devais garder qu’une chose de cet été, laquelle choisirais-tu ?
Choisir un moment à préserver
Nous savons plutôt bien prendre des engagements pour le travail, la famille ou les projets qui nous tiennent à cœur. Mais le temps pour nous reste souvent plus vague : « Quand je pourrai », « Si j’ai terminé », « Un soir cette semaine », « Plus tard ».
Il devient alors facile à repousser.
Pour lui donner une chance d’exister, nous pouvons commencer par choisir un moment précis et réaliste.
Lire quelques pages avant de dormir. Marcher après le déjeuner. Prendre le temps d’appliquer un soin sur ses mains le soir. Boire son café sans ouvrir immédiatement ses messages…
Un seul de ces moments peut devenir un point de départ, celui que tu as vraiment envie de retrouver, même dans une semaine ordinaire.
La bonne question est peut-être :
Quel moment aurais-je plaisir à voir revenir dans mes journées ?
Faire de la place quand le rythme s’accélère
Une fois ce moment choisi, reste une question très concrète : où peut-il tenir ?
Le matin, avant les premières sollicitations ? Au retour du travail ? Après la douche ? Juste avant le coucher ?
L’associer à une habitude déjà présente peut lui donner un repère. Poser son livre près du lit, garder son baume à portée de main, prévoir ses chaussures pour sortir marcher.
Mais parfois nos journées sont déjà pleines et préserver un moment pour soi demande alors de déplacer quelque chose, de simplifier une tâche ou de partager une responsabilité.
On peut différer une réponse, fermer les réseaux un peu plus tôt, laisser une tâche non urgente au lendemain. On peut aussi dire à son entourage : « Je prends quelques minutes pour moi, puis je reviens. »
Ce n’est pas toujours simple. On peut néanmoins commencer par reconnaître que ce temps compte.
Faire une place à son bien-être, c’est aussi accepter que tout ne soit pas fait avant de s’occuper de soi.

Trois phrases pour passer de l’envie au concret
Ce que j’ai envie de préserver : …
Le moment où je peux lui faire une place : …
Ce que je peux alléger, décaler ou partager pour y parvenir : …
Quelques mots suffisent. Ils permettent de donner une forme à cette intention.
Un rituel de soin pour revenir à soi
Parmi ces moments, les gestes de soin ont une place particulière dans l’univers du boudoir.
Ils font déjà partie de nos journées. Pourtant, nous les traversons parfois en pensant uniquement à la suite : le repas à préparer, un message auquel répondre, les affaires du lendemain.
Nous pouvons essayer, pendant quelques instants, de porter notre attention sur ce que nous faisons.
Faire mousser le savon entre nos mains, sentir sa texture, son parfum s’il en a un. Prendre le temps de se sécher. Réchauffer une petite quantité de baume du bout des doigts, puis l’appliquer avec attention.
Il n’est pas nécessaire de prolonger beaucoup ce moment. Il peut simplement devenir plus présent.

J’explore cette idée dans l’article « Redécouvrir le moment de la douche : un rituel de bien-être ».
C’est aussi ce que j’aime dans la création des savons et des soins : imaginer leur place dans ces gestes familiers, et le plaisir que l’on peut avoir à les retrouver.
Bien sûr, quelques minutes dans la salle de bain ne résolvent pas une journée trop chargée. Mais elles peuvent nous donner l’occasion de nous demander comment nous allons, et ce dont nous avons besoin pour la suite.
Garder de la souplesse, au fil de l’automne
Il y aura des jours où ce moment trouvera facilement sa place et d’autres où il sera plus court, déplacé, oublié même.
Nous pourrons le retrouver le lendemain.
Et si cela devient difficile plusieurs semaines de suite, ajuster notre intention : choisir un autre horaire, un geste plus simple, ou reconnaître que nous avons besoin de davantage de soutien.
Un rituel doit pouvoir suivre la vie telle qu’elle est et rester un moment auquel on revient avec plaisir.
J’aime l’idée que septembre nous donne envie d’avancer.
Et j’aimerais que, dans cet élan, nous gardions une attention pour ce que l’été nous a appris sur nous-mêmes.
Alors, au moment de choisir tes prochaines priorités, je t’invite à garder cette question près de toi :
Quel petit moment de cet été as-tu envie d’emporter dans ton automne ?
Si tu le souhaites, partage-le en commentaire. Ce sera peut-être une première façon de lui donner une place.
Stéphanie, fondatrice du boudoir
Prendre soin de soi, un cadeau à offrir au monde.
Pour accompagner tes moments de soin
À la boutique-atelier de Richebourg, près de Béthune, je t’accueille pour découvrir les savons et les soins du boudoir, et choisir ceux que tu auras plaisir à retrouver au quotidien.
À lire aussi
Une réflexion sur notre difficulté à ne rien faire et sur ce que l’été peut nous apprendre lorsque nous acceptons de ralentir.
Quelques pistes pour redécouvrir la douche comme un moment de présence à soi, plutôt qu’un geste à expédier.




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